​QUESTIONS FREQUEMMENT POSEES ET REPONSES

  • ​Pourquoi le projet utilise-t-il les futurs (au pluriel) ?

Le concept d'avenir au pluriel est utilisé pour reconnaître qu'il existe une riche diversité de façons de connaître et d'être dans le monde. Le pluriel reconnaît également qu'il y a de multiples dimensions à l'avenir et qu'il y aura probablement divers avenirs souhaitables et indésirables - qui varieront tous grandement selon qui vous êtes et où vous vous situez. Plutôt que de tenter de tracer un avenir unique, regarder l'avenir au pluriel valide les multiples futurs possibles et souhaitables de l'humanité sur notre planète commune.

L'initiative de l'UNESCO Les futurs de l'éducation aborde également l'avenir comme un espace de conception démocratique lié au passé et au présent, mais non limité par ceux-ci. Il s'appuie sur une analyse des tendances fondée sur des données probantes qui peut aider à faire la lumière sur les défis et les possibilités prévus. À cela s'ajoutent des mécanismes participatifs permettant d'envisager de nouveaux avenirs possibles pour l'éducation. Des consultations dans toutes les régions du monde mettront à profit les visions et les aspirations d'un large éventail de parties prenantes, étant entendu que l'innovation et l'appropriation de l'avenir doivent être ancrées au niveau local et faire l'objet d'un débat mondial.

Le projet adopte une approche fluide, itérative et collective de l'élaboration des futurs. L'objectif est de provoquer la discussion et l'action sur le rôle de l'éducation, du savoir et de l'apprentissage au regard des futurs prévus, possibles et privilégiés de l'humanité et de la planète.

  • Pourquoi « Apprendre à devenir » ?​​

Le concept « Apprendre à devenir » renvoie à une philosophie de l'éducation et à une approche pédagogique qui considère l'apprentissage comme un processus continu qui se déroule tout au long de la vie. Penser en termes de « devenir », c'est invoquer une ligne de pensée qui met l'accent sur les potentiels, qui rejette le déterminisme et exprime une ouverture flexible au nouveau.

Apprendre à devenir invoque aussi la nécessité de développer la capacité d'imaginer une vie meilleure et épanouissante. Partout dans le monde, pour les nombreuses personnes qui vivent dans des conditions de pauvreté, d'exclusion, de déplacement et de violence, l'avenir peut apparaître davantage comme un ensemble de possibilités qui se réduisent que comme un monde d'espoir et de promesses. Quand l'aspiration humaine est gaspillée, le monde souffre.

Alors que nous faisons face aux changements causés par l'être humain et aux possibilités de transformations fondamentales de l'organisation sociale, de la conscience humaine et de l'identité humaine, l'humanité doit se poser la question suivante : que voulons-nous devenir ? Le savoir et l'apprentissage sont au cœur des transformations de l'esprit et des sociétés humaines. Apprendre à devenir nous invite à devenir ce que nous ne sommes pas encore devenus.

  • Pourquoi aller au-delà de l'agenda 2030 ?

L'éducation est un élément clé de l'agenda 2030 pour le développement durable. Malgré l'ampleur de ces engagements mondiaux et les résultats escomptés, il demeure urgent de regarder au-delà de cet horizon imminent. Alors que la Déclaration et le Cadre d'action d'Incheon sur l'éducation 2030 définissent une feuille de route pour la transformation des systèmes éducatifs et affirment un engagement central en faveur de l'inclusion et de l'équité, nous devons encore nous demander ce que l'éducation pourrait encore devenir - et ce que l'éducation pourrait encore nous permettre de devenir. L'initiative de l'UNESCO sur les futurs de l'éducation utilise l'horizon 2050 et au-delà pour anticiper et façonner des futurs à la fois plus proche et plus lointain.

  • Pourquoi devrions-nous participer au processus de consultation et comment seront considérés n​​​​os points de vue ?

Les perspectives des consultations seront analysées et syn​thétisées pour être présentées à la Commission internationale sur les futurs de l'éducation ; celles-ci seront également rendues publiques (de diverses manières) pour aider à faire avancer le débat mondial sur les futurs de l'éducation. Ces plateformes et les documents / pages Web associés seront développés dans les 6 langues officielles de l'ONU.

Dans une deuxième phase de concertation entre octobre 2020 et avril 2021, les délibérations sur les premières visions et stratégies proposées par la Commission internationale feront également l'objet de concertations.

  • ​Pourquoi devrais-je participer à un groupe de discussion alors que je peux p​​articiper aux modules de participation en ligne

La nature ouverte des groupes de discussion permet aux gens d'explorer et de clarifier leurs points de vue. L'interaction de groupe est la clé de la méthodologie des groupes de discussion. Souvent, une conversation de groupe de discussion peut mener à des directions nouvelles et inattendues lorsque les participants réfléchissent à leurs propres idées et à celles des autres. Les groupes de discussion permettent également aux participants de prendre une part active au processus de construction de vision des futurs de l'éducation. Ils partageront un certain sens de propriété autour de cette co-construction des futurs de l'éducation, en y participant ainsi activement. 

Les participants aux groupes de discussion sont également encouragés à participer à l'une ou plusieurs des plateformes de participation en ligne, qui vont de la réponse à une courte question via un sondage (d'une durée d'une minute top-chrono) à la rédaction d'un écrit de 1 000 mots (max) sur une problématique liée aux futurs de l'éducation, en passant par la proposition d'un dessin, d'un croquis ou d'une peinture pour illustrer une vision quant aux futurs de l'éducation​.​  




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